Affaires étrangères : changeons de méthode, pas de voie

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La Suisse de ces vingt dernières années a connu trois bouleversements majeurs dans sa politique extérieure: tout d’abord une fermeture vis-à-vis de l’extérieur, atteignant son paroxysme lors de la fameuse votation sur l’adhésion à l’EEE si tristement célébrée aujourd’hui (malgré son entrée au FMI la même année). S’en suivit une période d’ouverture avec comme symbole l’adhésion à l’ONU en 2002 et le renforcement des liens avec l’étranger via de nombreux accords bi- ou multilatéraux. Enfin, aujourd’hui, nous sommes à bien des égards dans un blocage en terme de politique internationale et ce aussi bien sur le plan diplomatique que intérieur. Pourquoi ce blocage?

D’abord, et c’est sans doute l’une des causes majeures, l’environnement politique et diplomatique mondial est devenu méfiant, pour ne pas dire agressif vis-à-vis de la Confédération helvétique. Et ce principalement à cause des diverses crises économiques qui ont ébranlé le monde et tout particulièrement nos voisins européens. Ces pays, États-Unis et Allemagne en tête, ont à répondre devant leur électorat de problèmes budgétaires et économiques conséquents. Nous sommes tristement devenus le bouc-émissaire leur permettant de garder une cohésion nationale vis-à-vis de ces problèmes. Et c’est très exactement là qu’intervient une erreur majeure: nous n’avons pas été assez forts et fermes.

La Suisse en tant que pays indépendant de l’Union Européenne, en tant qu’État-nation souverain et neutre, n’a pas su dans bien des situations négocier avec la fermeté nécessaire. La diplomatie est un « jeu » fort compliqué, mais nous avons trop de fois préféré sacrifier un peu de notre souveraineté pour qu’une « grande puissance » veuille bien accepter l’accord. Les accord Rubik, dont certains entreront bientôt en vigueur alors que d’autres sont en négociation, sont une solution pragmatique. Seulement l’Allemagne, et très probablement la France, pour des raisons une fois encore électorales, refusent ces accords. Et il est temps désormais de fixer des limites. Non, il n’est pas acceptable de faire des concessions supplémentaires. C’est tout ou rien.

Et c’est très exactement là qu’intervient l’autre cause majeure: nous n’arrivons actuellement pas à définir une stratégie claire et nette de relations extérieures et la majorité des partis ne respectent pas la volonté explicite du peuple. La gauche et le centre veulent une adhésion à l’EEE, pourquoi pas à l’Union Européenne. L’UDC elle préfère la tactique « autruche »: coupons-nous du monde. La majorité de la classe politique ne semble pas se rendre compte que pour un pays comme la Suisse, qui vit de l’exportation (et ce depuis la révolution industrielle!), dans un monde globalisé et mondialisé, et qui veut tout de même garder sa souveraineté et indépendance séculaire, il n’y a aucune autre voie réaliste que les accords bilatéraux. Les récents sondages prouvent avec une éclatante évidence que c’est la voie que les Suisses souhaitent suivre. Malheureusement aujourd’hui le PLR est le seul grand parti à respecter cette volonté indubitable du peuple et la meilleure stratégie pour notre avenir. Mais pour que celle-ci puisse être mise en œuvre, il nous faut désormais un Conseil fédéral ferme, et une classe politique pragmatique. Le peuple, lui, est déjà convaincu. Heureusement que le PLR est là pour le rappeler…

Victor Braune

http://www.jlrv.ch/2012/12/affaires-etrangeres-changeons-de-methode-pas-de-voie/

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